L'Académie de Lu





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Rémission

(par Elbaronsaurus)
(Thème : La remise des diplĂ´mes)



Mais oĂą je suis moi encore ?

Debout, face à une immense bâtisse de pierres grises plantée au milieu d’une forêt de conifères, le vent me soufflant dans le visage et le soleil m’assurant de sa pleine puissance, j’observe la scène incongrue qui se joue tout autour de moi.

Faisant volteface à de multiples reprises, j’ai comme l’impression d’être devenu complètement dingue.

Non mais pincez-moi, je rĂŞve !

Alternativement, je vois un hélicoptère me survoler de toute sa longueur, magnifique et maladroit, le métal luisant sous les rayons ardents, quand une touffe de poil, animal méconnaissable de là où je suis, ne venait pas troubler la lisse carcasse fusant dans les airs grâces aux rotors surpuissants faisant fonctionner les pales. La machine bruisse de sons stridents et infernaux, finissant par disparaitre derrière les houppiers des hauts arbres.

Des chats. L’un feulant à l’encontre d’un énorme éléphant au pied des troncs, la bêtise du félin ne trouvant que le dédain du pachyderme pour toute réponse. L’autre, apparaissant et disparaissant par alternative saccadée, piégé et non dans un casier. Là, et pas là à la fois.

J’ai la berlue.

Je secoue la tĂŞte.

Des cris résonnent. Un cheval fonce au galop vers l’imposante porte en bois du bâtiment à l’architecture proche du gothique, transpercé par endroit de hautes fenêtres bariolées de vitraux multicolores représentant des formes, des hommes et des femmes, des êtres vivants. Congloméra de vie connue et d’idée absurdes et mythiques.

Alors que le cheval et sa cavalière, poursuivis par un chevalier ventripotent à la rutilante armure parviennent au niveau de l’entrée massive, la porte tourne sur ses gonds, laissant apparaitre un biscuit tenant sur ses pattes.

Un biscuit sur ses pattes, non mais… ?

L’air aussi abasourdie que moi, ce petit biscuit observe également le théâtre insolite de ces êtres et ces gens qui s’agitent dans tous les sens. D’abord interloqué par la cavalière et le chevalier, cet étrange individu comestible tourne alors son attention sur le chat schizophrène.

Au moment où cette chose qui me fait penser à quelqu’un s’approche du dit et non dit félin, je sens une masse s’abattre sur moi et me lacérer le dos. Impuissant, je m’affale sur l’herbe verte et fraîche. Mes sensations m’abandonnent, ma volonté fuit et j’arrive à peine à voir la forme noire qui, se dressant au-dessus de moi, s’apprête à transpercer mon corps déjà inerte d’une faux turgescente et magistrale.

La cible ne fut pas manquée, et alors que je sombre dans un sommeil d’éternité, j’entends une voix que je reconnais, comme un écho lointain. Un son sonnant dans une bulle, un bocal de verre rempli d’eau. Avant de m’éteindre définitivement, une dernière idée me vient.

Lu’ !


Je me réveille en sursaut, il fait nuit. Le feu brûle encore dans le camp de fortune où l’on m’a amené plus tôt dans la soirée. Tout le monde à l’air de dormir, et moi je sue.

J’en ai ras le bol de ces rêves pourris.

Je tourne la tête, le chat est là, dans son sac. Elle dort profondément, elle est épuisée.

Je jette un coup d’œil à ma jambe brûlée. Les bandes qu’ils ont placé là ont commencé à se teinter de rouge. Ils ne savent pas si les soins apportés serviront à grand-chose. Je suis tout de même resté deux semaines avec cette blessure. J’aurais pu perdre ma jambe qu’ils m’ont dit.

Mais bon, parait que le mec qui s’est occupé de moi à mon arrivée, enfin de ce que j’ai su après mon réveil – ils m’ont quand même assommé les bougres – donc ce mec, parait qu’il est médecin.

De toute façon, dans la situation où je me trouve, autant faire confiance à ce qu’on me dit.

En attendant, il fait nuit, il faudrait que je me rendorme moi. Je m’allonge donc à nouveau sur la terre poussiéreuse, scrutant le ciel dégagé, luisant d’étoiles par millier.

Et dire qu’avant, il fallait aller en haut d’une montagne pour voir ça.










Cette histoire fait partie d'un tout plus grand !











Elinor

mais sinon ton texte est bien, court mais bien, des caméos qui se baladent, toussa toussa.
P.S : je suis outrée, je ne fauche pas de manière aussi barbare !
P.S 2: et encore une fois, cohérence :musical_note: (je dis juste ça parce que j'aime bien ce mot qui colle parfaitement au défi en général!)


Le 09/05/2021 à 23:42:00



Faucheuse

Mais il est très bien écrit encore une fois.
Et pour le coup... Bah je m'attendais pas du tout Ă  cet ending lĂ 


Le 09/05/2021 à 23:47:00

















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