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Défi de Sourne et Awoken (rentrée des classes)
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![]() ![]() Rayon de Soleil [ Solìa ](par Sourne)Un peigne en argent était passé dans les longs cheveux ondulés d'une jeune femme, richement vêtue. Tout en entretenant sa chevelure d'onyx, elle chantonnait, un air triste et mélancolique, un refrain ennuyant, une aria creuse. Sa voix avait beau être aussi douce que le miel, un aliment qu'appréciait tant son gardien dragon, son cœur était plus froid encore que l'argent qu'elle tenait entre ses mains. La jeune femme soupira et regarda par l'étroite fenêtre de pierre. La Lune était haute dans le ciel nocturne, elle projetait ses rayons dans la tour de la jeune brune comme si elle voulait lui dire qu'à tout jamais, l'Astre veillerait à ce qu'elle ne fuit pas. Des frémissements parcoururent toute la peau de Solia, ses poils se hérissèrent rien qu'en pensant à toutes les heures qu'elle avait passé enfermée ici, et à toutes celles qu'elle passerait encore ici. Soudainement, un éclat attira son attention, et la princesse alla en tout hâte à sa fenêtre, posant ses mains sur la roche. Une armure avait reflété l'un des rayons de l'Astre nocturne, et la désillusion frappa de plein fouet Solia. Ces chevaliers, qui s'étaient révoltés contre son père et qui avaient failli tuer son gardien dragon, venaient à présent de déjouer son nouveau plan pour s'enfuir. Les reîtres traînaient derrière eux une femme, qui était l'ancienne confidente de la princesse. Les vêtements de l'amie d'enfance de Solia étaient déchirés, laissant apparaître à de multiples endroits sa peau, rougie sous les coups violents des chevaliers. Une vague de larmes inonda le visage de Solia, affligée de voir son ancienne confidente dans un tel état... mais la culpabilité la déchira plus encore... Pourquoi, pourquoi elle avait eu la piètre idée égoïste de demander à son amie cela, sachant pertinemment que la tâche était périlleuse. La visière du bassinet de l'un des chevaliers fut relevée, pour lui permettre de cracher aux pieds de la confidente, comme si elle n'était pas assez humiliée. Visiblement fier, le reître rigola presque à s'en rompre les poumons, puis il leva les yeux vers la fenêtre de Solia, comme pour reprendre son souffle. Ce fut à ce moment que son regard croisa celui de la princesse. Quand bien même elle était furibonde envers lui, ça ne justifiait pas toute la crainte, la peur, la terreur qui tenait le chevalier. La Faux aurait pu saisir son âme sur l'instant, puisque le cœur du chevalier battait si fort qu'il menaçait de cesser ses vitales pulsations. Blême, le reître baissa le regard et s'en alla vers ses camarades, pour rechercher du réconfort. Frustrée au plus haut point, Solia serra ses poings si forts qu'ils rentrèrent dans sa chair, la faisait saigner, puis elle retourna, rageuse, à l'intérieur de la pièce. Son miroir, devant lequel elle passa, lui montra toute la déception, la colère qui bouillonnaient en elle, mais aussi sa sincère tristesse. Depuis la fuite de son gardien dragon et l'occupation de sa tour par les chevaliers félons, toutes ses domestiques s'étaient sacrifiées pour tenter de les faire s'évader et elle avait envoyé toutes ses amies extérieures vers un destin tragique. Désespérée, Solia balada son regard dans toute sa chambre, dans l'espoir de trouver un quelconque soutien. Sa couronne en or fut l'objet qui retint son attention et la princesse s'en approcha, passant ses délicats doigts dessus. Elle la saisit avec respect dans ses mains et la leva, pour la mettre au niveau de ses yeux d'améthyste. Finement ouvragée, la couronne se transmettait lors de la passation de pouvoir entre les reines et rois de son pays. Mais étrangement, son père la lui avait confié avant de l'exiler ici, avec son dragon. Jamais Solia ne l'avait portée à sa tête et la seule fois où elle l'avait fait, une redoutable Taracie avait surgi de nulle part. L'armure de métal qui protégeait le gardien dragon, en plus de sa couche naturelle d'écailles, avait volé en éclat sous les griffes de la Taracie, une chimère à la gueule et au corps de dragon, surmonté d'une carapace de tortue. Solia soutenait son partenaire en tirant des flèches sur le monstre venu d'on ne sait où, et elle lui avait sauvé la vie en envoyant habilement un projectile dans la nuque de la Taracie. Hélas, elle avait eu le temps d'empoisonner le dragon, qui ne fut pas rétabli lors de l'arrivée des traîtres. Le lit grinça lorsque Solia sauta dessus, affalée sur son dos. Tout en regardant sa couronne, la princesse se sentit terriblement seule à présent, sans amie ici ou ailleurs. Elle n'avait rien à faire dans sa grande tour, dont le gardien était porté disparu. Il y avait bien des centaines de chevaliers à ses pieds, mais ils la redoutaient sans qu'elle ne sache pourquoi. Par réflexe, pour se sentir importante et respectée une fois dans sa vie, Solia apposa la couronne sur sa tête. Un gobelet en argent tomba sur le sol quelques minutes après, quand une bourrasque entra dans la chambre et souffla. Aussitôt, la princesse se releva et alla vers sa fenêtre, pour fermer le lourd volet de bois. Mais elle vit un oiseau, perché dessus, la regardant avec une grande attention. C'était une grande créature, qui occupait tout le cadre de la fenêtre et dont les plumes émettaient une lueur jaune, évoquant un astre radieux. Plus un rayon de Lune ne pénétrait dans la chambre de la princesse, baignée par l'aura du Felìsèìzö. La missive qu'il tenait dans le bec tomba, puis voleta jusqu'aux mains de la princesse, surprise. Elle posa ses yeux dessus d’instinct et lorsqu'elle les releva pour voir l'oiseau rayonnant, elle ne put que constater sa disparition éclair. Le cachet de cire de la lettre fut soulevé par Solia, qui se plongea dans la lecture de la missive. « À Solìa da Rahòna, ma chère et estimée princesse, Ma princesse, je suis Sourne, votre dévoué gardien. Je m'excuse du plus profond de mon être de ne pas être en capacité de vous défendre et cette situation déchire mon cœur. Il y a peu, j'ai rejoins un grand groupe de créatures diverses et variées, dont je suis sûr que vous prendriez un plaisir fou à connaître et à apprécier leur compagnie. J'espère apprendre de nouvelles compétences auprès d'eux, pour venir le plus tôt possible à votre secours. Chaque semaine, la directrice, nommée affectueusement Lu' par les autres élèves, nous dispense ses cours, à chaque fois sur un nouveau thème inédit. Avec cela, nous apprenons à mieux nous connaître, à innover et à nous surpasser. Je vous transmettrai chaque jour les nouveaux cours qui sauront, j'en suis persuadé, réveiller la magie de l'Aria qui sommeille en vous ou vous feront comprendre votre importance dans ce monde. Et puis, ils vous permettront au moins de tromper l'ennui que vous devez ressentir. Avec mon respect et ma dévotion les plus sincères, votre gardien dragon, Sourne. » La lettre contenait aussi le défi que Lu' avait proposé aux membres de l'Académie le jour de la rentrée de Sourne. Pour la première fois depuis des semaines, Solia sourit. Elle déposa délicatement la missive sur sa table, prit du papier, une plume, son encrier, s'assit et écrivit. La princesse avait trouvé un objectif, suivre les conseils de Sourne pour qu'un jour, ils soient de nouveau réunis. Cette histoire fait partie d'un tout plus grand !
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