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Faucheuse
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Academy Universe - ancien lore
![]() Contemplations(par Faucheuse)Le courage n’allait pas suffire à surmonter ça. Même s’ils n’en manquaient clairement pas, c’était plus leurs muscles et leurs volontés qui étaient plus utiles dans ce cas-là . Tandis que se posent une à une les briques de la nouvelle académie, plus belle et solide que ne fut les précédentes, un être sombre regarde le soleil se coucher. Encapuchonné de noir, tenant dans sa main une faux plus ancienne que lui-même, ce porteur de mort est tellement fier de faire partie de cette communauté. Lorsqu’il dut sauver une vie, au lieu d’en faucher une, ce squelette réalisa que les vivants avaient également leur charme. Tant d’êtres merveilleux avait-il rencontré… sans le juger. Les rires partagés, les peines subies, les souffrances endurées, tout lui revenait en mémoire. Tant d’émotions qu’il n’aurait jamais cru possible de vivre avec des êtres si singuliers… Lorsqu’il se retourne vers le bâtiment en construction, il voit une jeune femme qui dessine d’étonnantes représentations de ce que seront les pièces une fois terminées. Elle rouspète contre les indécis qui ne savent pas lui dire ce qu’ils voudraient dans leur espace personnel. Et la Faucheuse sourit en la voyant.
Cet être voit alors les élèves de l’académie transformés pour l’occasion en ouvrier. Ils ont tant à cœur de la rebâtir qu’ils travaillent avec bien plus d’entrain que ne le ferait des professionnels du bâtiment. Une démone portant un diadème, lorsqu’elle ne court pas après chaque chat qu’elle voit, transporte des brouettes pleines de briques là où elles sont requises. Et une pensée traverse l’esprit de Faucheuse. « Maud, tu es de bien des manières une personne unique. Je sais que ton avenir sera serein, car tu le mérites. Calme tes inquiétudes, car je serai toujours là pour les dissiper. »
Un auteur dont la tête est pleine de rêves. Peu d’entre eux sont capables de donner autant vie à leurs créations. Mais Selya existe bel et bien… Tous les élèves ont pu voir cette combattante émérite. Éternel inquiet mais avec un avenir si clairement radieux, Copeland joue les architectes grâce à tout ce qu’il a appris dans ses études. Faucheuse tourne ses pensées vers lui. « Cope, mon cher Cope. Tu as tendance à laisser passer les opportunités sans t’en saisir. Par peur de l’échec, j’imagine. Oublie la peur et tu réaliseras l’impossible. »
Plus loin, une plume trace des écrits qui donnent vie pour quelques heures ou minutes à des êtres capables d’aider dans la lourde tâche que représente cette gigantesque construction. Grâce à elle, apparaissent de nulle part des golems capable de soulever les lourdes poutres qui forment la structure du bâtiment. L’obscurité envahissant le chantier, la plume écrit Helios dans les airs, et apparaît un être générant une lumière capable d’éclairer tout le monde. « Eskiss… nous avons en quelques mois partagé jusqu’à une même fissure dans nos cœurs. Tu es pour moi un ami comme tout le monde rêve d’avoir. »
Les deux chats, l’un fantastique et l’autre fantasquantique, ne sont pas en reste dans le travail qui est effectué. On aurait pu croire que deux chats ne serviraient à rien dans la fabrication d’un bâtiment et pourtant… ils sont là . Leur cœur est à l’ouvrage et cela suffit à faire avancer le travail autant que s’ils étaient humains. Faucheuse reconnaît en eux deux des parties de sa fragmentée personnalité. « Silwek, incroyable mère chat, j’ai appris à te connaître au travers de tes écrits dans un premier temps, tu es l’une des personnes dont je souhaiterais le plus rencontrer hors de ses murs. Schrödinger, quant à toi, partage mes goûts et beaucoup de mes connaissances. Tu complète mes dires sans jamais les contrefaire. Vos neuf vies respectives ne seront pas assez pour tout ce que vous avez à apporter au monde. »
Un homme fait son travail au milieu de ces gens. Il est arrivé après la cérémonie. Il n’a jamais pu voir l’Académie avant qu’elle n’explose… Et pourtant, pourtant… il s’emploie de tout cœur à la rebâtir. Abattant autant, si ce n’est plus de travail, que d’autres. Il s’active jusqu’à l’épuisement… Et même l’épuisement ne semble pas le calmer. Peut-être veut-il montré à la directrice que ce n’est pas parce qu’il tente de contourner les règles des défis qu’il n’aime pas les relever. « Down, en peu de temps, tu as fais ta place en ces lieux. En peu de temps, tu t’en es montré digne. Même si tu as fais suer Lu’ en plus d’une occasion, tu as assurément ta place ici. Recentre-toi et prends du temps pour toi, ne commet pas les erreurs que j’ai faites. »
Une loutre et un chevalier font équipe du côté de la clairière. Même si leur effort pourrait sembler moindre, il n’en est rien. Trier et faire l’inventaire des éléments est une tâche requise essentielle. Sans elle, la construction serait, sinon impossible, une tâche titanesque à relever. Nul édifice ne saurait être bâti sans de solides appuis. Et tandis que le chant clair de la loutre s’élève, Faucheuse remarque que le chevalier en est apaisé, voire envoûté. « Lou et JilA, vous êtes de vrais piliers pour cette académie. Cela ne m’étonne guère que vous fassiez équipe dans cette tâche. Vous avez la même faiblesse… Celle de vous oublier au profit des autres. Sans aller jusqu’à oublier vos camarades, pensez à vous ! Je vous en prie du moins… songez à votre bonheur également. L’un comme l’autre l’avez à portée de main… Car vous avez tous les deux un cœur aussi grand que ce bâtiment. »
Pour les pièces les plus lourdes que même les golems d’Eskiss ne peuvent soulever, une étonnante combinaison d’un barde géant et d’un dragon prennent le relais. Ils sont forts comme huit bœufs. Le squelette en est impressionné. Car ce n’est pas qu’une question de muscle, mais aussi une volonté de bien faire. Les alignements sont parfaits… On sent la technicité dans les mouvements du barde… et le souffle embrasé du dragon est précis au point de pouvoir servir de fer à souder. « Vic, lorsque tu as commencé à te proposer pour la technique, je dois admettre que j’ai fais preuve d’un grand scepticisme. Tu plaçais la barre tellement haut que cela me semblait irréalisable… et pourtant, tu l’as fais… Tu l’as fais et tellement plus encore. Et je suis déjà impressionné d’imaginer ton avenir alors que tu as encore tant à apprendre. » « Sourne… Tu as peur… Je sens que tu as peur. Mais tu ne devrais pas. Les menaces que je t’ai faites ne sont là que pour t’encourager sur la bonne voie. Et je sais que quelque soit celle que tu choisis, ce sera la bonne voie. Un dragon peut voler… Il n’est pas retenu par les limites de son chemin. N’oublie pas cela… Et ta route sera longue et merveilleuse ! »
Le responsable de cette reconstruction ne l’est peut être pas tant que ça finalement… Il n’est pas présent, mais pour la Faucheuse, capable de voyager entre les plans et de trouver sa proie où qu’elle se trouve, cela n’est pas problématique. Les pouvoirs que cet adolescent a entre les doigts sont tout autant colossaux que limités par des restrictions bien précises. Pourtant, le squelette a l’étrange sentiment qu’il n’a été qu’une victime comme les autres d’étranges circonstances. « Malkym… Lorsque j’ai vu tes écrits et ton phrasé, je n’ai jamais pensé que tu avais l’âge que tu m’as ensuite dit avoir. La surprise m’a gagné et m’a fait remettre en perspective bien des choses. J’ai parfois l’impression d’avoir un esprit plus enfantin que le tien. Et cela me fait grandir. »
Un ĂŞtre Ă©tonnant et fascinant se plante Ă cĂ´tĂ©s de Faucheuse. Son doux parfum de framboise lui monte aux narines. Lu’, crĂ©atrice de cette acadĂ©mie. La porteuse de mort et la porteuse de vie, cĂ´te Ă cĂ´te… Les deux faces d’une mĂŞme pièce. — Y parviendront-ils ? Ă€ la rebâtir, je veux dire, rajoute le squelette. — J’ai bataillĂ© pour la construire. De plus d’une façon, on peut dire qu’elle a dĂ©jĂ Ă©tĂ© rasĂ© auparavant. Alors, une reconstruction de plus ou de moins… — Et tu les guideras d’une main de maĂ®tre. Tu es celle dont ils ont besoin pour progresser. — Les ? Tu ne comptes pas en faire partie ? Penses-tu partir ? — Je vais ĂŞtre honnĂŞte, Lu. J’y ai songĂ© par le passĂ©. Mais je ne pourrais jamais t’abandonner dans ce travail considĂ©rable. Et j’ai encore tellement Ă progresser moi-mĂŞme. Faucheuse Ă©treint le biscuit un court instant… Cet ĂŞtre singulier n’aime pas spĂ©cialement ce genre de contacts physiques. Mais elle accepte pour le bien de son ami. Puis Lu s’éloigne, pour retourner Ă l’ouvrage. « Lu’… les mots ne sauraient pas faire justice Ă notre connexion. D’autres ont cru ĂŞtre que nos âmes se faisaient Ă©chos… Mais finalement, ce n’est avec la tienne que j’ai vraiment ressenti cela. »
Lorsque l’Académie explosa, Malkym fit son possible pour sauver toute vie innocente qui allait être fauchée… Il n’avait pas prévu les chevaux de l’écurie. Heureusement, qu’une personne courageuse le fit. Une cavalière émérite… Une monitrice hors du commun. Mon cœur s’est remis à battre en sa compagnie. « Ellumyne, bien des évènements ont eu lieu qui ont permis notre rencontre. Une série de hasards qui n’avaient aucune raison d’arriver nous ont permis de nous connaître et de nous lier plus que je n’aurais pu l’imaginer. J’ignore quel est notre avenir… J’ignore s’il sera main dans la main d’amour ou d’amitié… Mais je ne veux pas que notre lien un jour se brise. »
Faucheuse finit par se dĂ©cider Ă prĂŞter main forte Ă ses compagnons. Descendant la colline qui surplombe les lieux, elle marche d’un pas assurĂ©. Elle ne les abandonnera pas de sitĂ´t. Seule sa dĂ©esse, la mort elle-mĂŞme, pourrait la sĂ©parer de ses compagnons de plume… Et bien qu’elle ait eu maintes occasions de le faire, elle ne semblait pas dĂ©cidĂ©e Ă lui faire obstacle. En revanche… — Leçon du jour ? Elinor s’était placĂ© devant le squelette. — Il fait nuit… lui fit remarquer son maĂ®tre. La jeune fille leva les yeux bien haut. — Je te dirais bien quelque chose, maĂ®tre, mais on est dĂ©jĂ dehors. Leçon de la nuit ? — Point de leçon aujourd’hui, jeune fille. Du moins pas comme tu l’entends. Faucheuse plaça sa main au-dessus de l’épaule de sa protĂ©gĂ©e et la fit avancer vers la bâtisse en construction. — Vois-tu… Toutes ces mains Ă l’ouvrage m’ont fait rĂ©aliser qu’il n’y avait pas que le fauchage dans nos existences. Tu abats tellement de travail dans une journĂ©e que je ne vois mĂŞme pas comment la capacitĂ© de ralentissement temporel te suffit. Mais tu devrais peut-ĂŞtre… Peut-ĂŞtre penser davantage Ă toi ? Elinor regarde intriguĂ©e son maĂ®tre… Elle ne peut deviner ses pensĂ©es. « Elinor, ma petite Elinor. Tu es pour moi comme ma fille… et de bien plus d’une façon, une âme sĹ“ur pour moi. L’alchimie qui existe entre nous ne saurait se briser. Et je souhaite que nos vies soient entremĂŞlĂ©es pour toujours. Mais cela ne sera possible que si tu ne t’épuises pas Ă la tâche. »
La vie avait donné d’étranges leçons à Faucheuse ces derniers mois. Si elle est une rivière, on peut en façonner son parcours… On ne doit jamais oublier de choisir par où l’on veut qu’elle passe… Car si l’on ne peut tout maîtriser de sa trajectoire, on peut choisir de ne pas la laisser tout décider pour nous. La vie et la mort, deux faces d’une même pièce, sont difficiles, mais les élèves de l’Académie devaient décider de les maîtriser pour être plus ensemble, qu’ils ne le sont divisés. La vie est difficile, oui, mais… ils pouvaient choisir comment ils voulaient la mener… Il leur faudrait de la force, oui. Mais tous ensemble, ils l’auraient. Car il y avait une évidence… Le courage n’allait pas suffire à surmonter ça. Cette histoire fait partie d'un tout plus grand !
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